Edito
Zoom sur
Archives
La « Prostate Cancer Research Foundation » ressuscite une célébrité pour sa collecte de fonds

Bob Monkhouse fut l’un des comiques les plus connus et appréciés dans l’Angleterre de la deuxième moitié du 20ème siècle. À sa mort, le 29 Décembre 2003, des suites d’un cancer de la prostate, les journalistes, professionnels du show bizness se sont joints à la population pour célébrer la vie et l’humour de cet artiste.
Et quatre ans après, la Prostate Cancer Research Foundation a décidé de le faire revenir à la vie le temps d’une campagne de sensibilisation et de collecte de fond « Give a few Bob ».
En effet, sur un site Internet, des affiches, et particulièrement un spot télévisé, les spectateurs ont pu voir un frais et jovial Bob Monkhouse expliquer devant sa tombe (mais sur un ton humoristique) que c’est uniquement grâce à leurs dons que la recherche pourra éviter d’autres morts comme la sienne.
Cette campagne, qui a pu être réalisée via l’utilisation (avec l’accord de sa famille) d’images d’archive du comique, de sosie pour les scènes dans le cimetière et d’un imitateur de voix, a coûté 50 mille livres à la fondation (environ 70 000 euros), pour un résultat optimal. En effet, le trafic sur le site web a augmenté de 500%, la base des donateurs de 228% et celle des donateurs réguliers de 580%. De plus, les responsables de l’association ont constaté une augmentation significative des patients se faisant tester suite à la diffusion du spot.
Si profiter du soutien d’une personnalité pour ses collectes est assez courant dans le monde du « non-profit », il est plus rare que cela soit à titre posthume et sur un ton résolument humoristique… Mais le succès de la campagne « Give a Few Bob » prouve que cela peut s’avérer payant.
La Croix-Rouge Britannique vous fait remplir des paquets
En s’appuyant sur un des symboles de sa marque et de son mode d’action, la Croix-Rouge anglaise propose une nouvelle offre attractive à ses donateurs via le mini-site Red Cross Parcel.
Petit rappel : lors de la Seconde Guerre Mondiale l’association avait créé ces cartons remplis de produits de premières nécessités (couverture, nourriture, etc.) afin de les distribuer aux prisonniers de guerres. 20 millions de cartons furent envoyés, et les « parcels » sont aujourd’hui restés dans la mémoire collective comme un symbole de la marque.
À l’époque les "parcels" étaient préparés par les bénévoles de l’association. Aujourd’hui, ère numérique et besoin d’interaction obligent, ce sont les internautes qui créent leurs propres paquets virtuels, en les remplissant d’objets virtuels choisis parmi un large catalogue, qui va des tests HIV (1.04 livres l’unité) aux sacs de réhydratation (35 livres l’unité).
A l’instar des sites marchands, chaque « produit » a un prix clairement affiché, chaque achat est ajouté à un panier, et le total des « achats » du donateur est calculé automatiquement. De cette manière, le donateur choisit à la fois le montant de son don, et sa finalité. Enfin presque : il est précisé que l’argent sera redistribué à « ceux qui en ont le plus besoin", sans affectation précise des dons sur un objet ou un autre. Graphiquement très réussi, et ludique, ce mini-site original est l’exemple type de ce que les progrès en terme de e-commerce peuvent apporter au Non marchand.
e-collecte : quand l’Etat s’en mêle
Eric Besson, secrétaire d’Etat (entre autre) au développement de l’économie numérique multiplie les annonces pour l’accès de tous les Francais aux nouvelles technologies.

Si le le plan France Numérique 2012 connait une forte médiatisation, une annonce qui concerne directement les fundraisers est passée plus inaperçue la semaine dernière. Le 16 octobre (veille de la journée du refus de la misère), à l’occasion de la signature du partenariat entre la Croix-Rouge et PriceMinister pour le lancement de PriceSolidaire, partenariat placé sous son haut patronage, M. Besson a invité l’ensemble des acteurs d’internet à développer des initiatives pour favoriser les dons sur internet : “les nouvelles technologies doivent être mises au service de l’action humanitaire et de la collecte des fonds pour les associations caritatives“.
Il s’est également engagé à mettre à l’étude l’allègement des formalités administratives et fiscales pour les micro-dons versés grâce aux nouvelles technologies, par Internet ou par téléphone mobile.
On n’attend plus que la feuille de route…
Parlez-en aujourd’hui : Blog Action Day 2008 contre la pauvreté

On ne le sait que trop : Un problème peut durer depuis des dizaines, voire des centaines d’années, il ne commence vraiment à exister que quand la société en parle.
En cela, l’arrivé d’Internet et des blogs a vraiment changé les règles du jeu.
Aujourd’hui, les médias « traditionnels » (presse, télévision, radios) ne sont plus les seuls à pouvoir lancer des sujets, informer, donner leurs opinions et puis du jour au lendemain décider de passer à un autre sujet. Aujourd’hui, il y a les blogs.
Environ 133 millions ont été recensés en 2008 (par Technorati). Tous ont des sujets, des rythmes, des volumes et caractéristiques de lecteurs très différents, ce qui leur donne une disparité trop apparente pour qu’ils soient considérés comme un seul bloc. Et pourtant l’idée derrière le Blog Action Day est bien d’appliquer l’adage « l’union fait la force » à cet univers disparate.
Un jour dans l’année, tout blogueur qui souhaite participer, quel que soit le pays et la langue d’origine de son blog, son sujet et le nombre de ses lecteurs doit écrire un post, de préférence contenant un podcast ou une vidéo sur un thème précis.
En 2007 le thème était l’environnement, cette année c’est la pauvreté. Le sujet doit être abordé d’une manière personnelle, de préférence sous un angle cohérent avec le style du blog.
Si besoin, des ressources documentaires et visuelles sont fournies.
Les blogueurs qui le souhaitent sont de plus invités à verser tous les revenus publicitaires générés par leurs blogs dans la journée, à l’équipe du Blog Action Day (qui est composée de blogueurs volontaires et de l’agence Envato), qui les redistribuera à des organisations choisies (Kiva.org par exemple). Mais le but principal est de parler et d’en faire parler.
L ‘année dernière, 23 327 posts avaient été rédigés. Ce matin, 10 119 sites étaient inscrits. Serez-vous le prochain ?
Avec Pantene Pro-V, partagez votre beauté… et vos cheveux !
Il existe deux manières de lutter contre le cancer : financer la recherche pour lui permettre d’avancer encore et encore vers un remède ou un vaccin, et/ou s’efforcer de rendre la vie plus facile à ceux qui en sont touchés.
C’est cette deuxième option qu’a choisi de défendre la filiale canadienne de la marque de shampoing Pantene-Pro V, en association avec la Société Canadienne contre le Cancer. Pour cela, elle a lancé une collecte de fonds très particulière.
En effet, l’opération « Partagez votre beauté » invite les femmes à donner… leurs cheveux ! Ceux-ci seront réutilisés pour la fabrication de perruques, qui pourront être données gratuitement aux femmes subissant une chimiothérapie. Pantene Pro-V explique en effet qu’une perruque coûte dans le commerce 1200 dollars canadiens (environ 800 euros). Une somme importante qui vient s’ajouter aux frais médicaux.
Le site de l’opération fournit toutes les conditions (longueurs limite, pas de coloration permanente etc.), et les instructions pour effectuer cette donation (un timbre est à imprimer). Il est également possible de faire des dons en argent. Goodies, photos et conseil beauté sont aussi proposés aux internautes.
Cette opération originale propose une alternative au don traditionnel, pour un effet sur les bénéficiaires tout aussi important : comme le rappelle le site officiel, 60% des femmes considèrent que la perte des cheveux est le pire effet secondaire de la chimiothérapie. Pour la marque, elle présente l’avantage de lui permettre de se positionner dans le champ de la solidarité, sur un domaine d’action où elle a toute légitimité.







