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État de la collecte de fonds en ligne… et bonus fiscal ?
Voilà près de 10 ans que la collecte de fonds en ligne a pris le relais de l’ancêtre… minitel.
Pourtant le débat règne toujours : Internet va-t-il révolutionner le fundraising, ou ne va-t-il représenter qu’une part infime de la collecte de fonds ?
Quelques chiffres : France Générosité (le syndicat des associations faisant appel à la générosité du public) fait état d’une collecte par internet représentant 1,75% du total collecté en 2008. Mais bien sûr, les 67 organisations membres font partie des « blue-chips » du secteur, et tirent probablement le résultat vers le haut. Néanmoins, FG note une forte croissance par rapport à l’année précédente.
Aux USA, une enquête de Giving USA de juillet 2008 montre que Internet représente 4,8% du total des dons collectés (0,14% dix ans auparavant) et 12,6% des dons manuels des particuliers (soit : 10,4 milliards de $ pour 2007 selon l’e-Philanthropy Foundation).
Seules 49% des organisations utilisent internet pour collecter. A contrario, 8% des organisations réalisent plus de 50% de leur collecte sur internet.
La réalité des e-contributions est très contrastée… entre les organisations qui n’ont qu’une présence « passive » sur le web et celles qui organisent une collecte « active » combinant le site, l’e-mailing, les réseaux sociaux, les sites d’enchères, les plaidoyers, les événements… et les médias du off-line.
Le principe est toujours le même… pour collecter, il faut demander ! Mais, ne nous voilons pas la face… une culture du don par internet est encore à créer. Si des événements comme le 11 septembre, le Tsunami, la campagne Obama et quelques succes-stories ont représenté des vitrines et des « accélérateurs », le modèle économique reste à construire. Sans investissement et sans exploration approfondie du sujet… les nouvelles générations de donateurs ne se convertiront pas par miracle.
Maintenant, un petit « coup de pouce » à cette conversion serait le bienvenu (tout le monde y a intérêt)… Pourquoi ne pas solliciter Bercy ou le Secrétariat à l’Économie numérique pour un « Bonus Fiscal » de +5% de déduction sur tous les dons aux associations effectués via le Web ?
Le débat est ouvert…
Cherche 500.000 cobayes-nutrinautes sur le Web…
L’étude NutriNet-Santé, vise à constituer une cohorte, sans précédent, de 500 000 « nutrinautes » engagés pour la recherche dans le domaine de la nutrition.
L’objectif : connaître les conséquences exactes sur la santé de chaque aliment que nous avalons, et leur impact sur les grandes maladies : cancers, maladies cardiovasculaire, obésité, diabète, hypertension,….
La méthode : faire appel à un « don de temps », par une mobilisation massive d’internautes, volontaires pour renseigner (environ 2h00) un questionnaire sur l’alimentation, le mode de vie, l’activité physique, le poids, la taille… En option, et si plus d’affinités… on peut poursuivre chaque mois, et pendant 5 ans à renseigner l’étude.
Pilotée par l’INSERM, soutenue par la Fondation pour la Recherche Médicale et de nombreux autres acteurs sanitaires, le site dédié répond aux différentes questions sur la confidentialité, les objectifs, le niveau d’engagement… et bien sûr invite à participer via différentes vidéos.
L’opération a bien été relayée dans les médias et a déjà convaincu 85.000 premiers participants depuis 2 mois. Nous regrettons cependant la faible utilisation des outils de mobilisation et de viralité sur internet… pour une opération qui repose avant tout sur le web.
Alors, chers amis des nouveauxmédias… cet été, sur la chaise longue, avec votre nouveau Macbook sur les genoux… et un cocktail (de jus de fruits bien sûr !) à la main… n’hésitez pas à participer, et surtout à relayer cette exceptionnelle aventure scientifique et humaine !
https://www.etude-nutrinet-sante.fr







