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Paris, le 30 juin 2012 L’année précédente s’est terminée avec + 22% de croissance des investissements privés dans l’intérêt général. La part des entreprises, des associations, des fondations,... > voir l'article

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21.07.2009

État de la collecte de fonds en ligne… et bonus fiscal ?

 

Voilà près de 10 ans que la collecte de fonds en ligne a pris le relais de l’ancêtre… minitel.
Pourtant le débat règne toujours : Internet va-t-il révolutionner le fundraising, ou ne va-t-il représenter qu’une part infime de la collecte de fonds ?

 

Quelques chiffres : France Générosité (le syndicat des associations faisant appel à la générosité du public) fait état d’une collecte par internet représentant 1,75% du total collecté en 2008. Mais bien sûr, les 67 organisations membres font partie des « blue-chips » du secteur, et tirent probablement le résultat vers le haut. Néanmoins, FG note une forte croissance par rapport à l’année précédente.

 

Aux USA, une enquête de Giving USA de juillet 2008 montre que Internet représente 4,8% du total des dons collectés (0,14% dix ans auparavant) et 12,6% des dons manuels des particuliers (soit : 10,4 milliards de $ pour 2007 selon l’e-Philanthropy Foundation).
Seules 49% des organisations utilisent internet pour collecter. A contrario, 8% des organisations réalisent plus de 50% de leur collecte sur internet.

 

La réalité des e-contributions est très contrastée… entre les organisations qui n’ont qu’une présence « passive » sur le web et celles qui organisent une collecte « active » combinant le site, l’e-mailing, les réseaux sociaux, les sites d’enchères, les plaidoyers, les événements… et les médias du off-line.

Le principe est toujours le même… pour collecter, il faut demander ! Mais, ne nous voilons pas la face… une culture du don par internet est encore à créer. Si des événements comme le 11 septembre, le Tsunami, la campagne Obama et quelques succes-stories ont représenté des vitrines et des « accélérateurs », le modèle économique reste à construire. Sans investissement et sans exploration approfondie du sujet…  les nouvelles générations de donateurs ne se convertiront pas par miracle.

 

Maintenant, un petit « coup de pouce » à cette conversion serait le bienvenu (tout le monde y a intérêt)… Pourquoi ne pas solliciter Bercy ou le Secrétariat à l’Économie numérique pour un « Bonus Fiscal » de +5% de déduction sur tous les dons aux associations effectués via le Web ?

 

Le débat est ouvert…

Vos commentaires pour cet article

  1. PEG dit :

    Complément à ces infos :
    une étude de mars 2009 de Target Analytics analyse les donateurs en ligne américains et leur comportement sur 3 ans, à partir de l’observation d’un panel de 24 associations américaines.
    Résumé du résumé : le canal internet représente un potentiel important de nouveaux donateurs, permettant de toucher des donateurs plus jeunes, avec un don moyen plus élevé, mais plus fragiles.
    Dit comme cela, on enfonce des portes ouvertes, mais l’étude est pleine de données chiffrées assez intéressantes permettant de comparer par canal le don moyen, le taux de rétention, etc.
    Un résumé plus détaillé de cette étude est disponible ici :
    http://www.otarion.info/veille/?p=1722

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